mercredi 19 février 2020

RENCONTRE AVEC DAVID DUFRESNE LE 27 FÉVRIER À LA LIBRAIRIE "LE BAL DES ARDENTS"


ACRIMED 69 ET LES AMIS DU MONDE DIPLOMATIQUE DE LYON , EN PARTENARIAT AVEC LES ÉDITIONS GRASSET, ONT LE PLAISIR DE VOUS CONVIER LE 27 FÉVRIER À UNE RENCONTRE AVEC LE JOURNALISTE DAVID DUFRESNE, À PROPOS DE SON OUVRAGE "DERNIÈRE SOMMATION"



 



De ce journaliste indépendant, spécialiste des questions de police et de divers ouvrages sur les problèmes de sécurité, on connaît également le travail de recension des témoignages de blessés pendant le mouvement des gilets jaunes qui a contribué à la prise en compte des violences policières dans le débat public.
 

C’est avec grand plaisir, et grâce à la librairie Le bal des ardents, que nous vous convions à venir le rencontrer le jeudi 27 février à 20h00.

Infos pratiques : 

Le bal des ardents : 17 rue neuve, 69001 Lyon / tel : 04 78 98 83 36 / Métro arrêt Hôtel de ville.

La page facebook de la librairie : https://www.facebook.com/Le-Bal-des-ardents-235657986450564/ 

La page facebook des éditions Grasset : https://www.facebook.com/editionsgrasset/

Les AMD de Lyon: https://www.amis.monde-diplomatique.fr/-Lyon-.html

Entrée libre
Attention : il est prudent de se présenter à la librairie avant 20h00 !


A ÉCOUTER : "GRAIN DE SABLE" L'ÉMISSION D'ATTAC RHÔNE AVEC ACRIMED 69


L'émission "Grains de sable" sur Radio Canut à laquelle Sarah et Pascal d'Acrimed 69 ont participé le 13 février.

Une présentation de l'association, de sa conception de la critique des médias avec un coup de projecteur sur le traitement médiatique des "gilets jaunes" et du mouvement social contre le projet de réforme de la retraite.



C'est à écouter ici : https://blogs.radiocanut.org/grainsdesable/



mardi 4 février 2020

LIRE : "DES PETITS RATS" ET DU JOURNALISME SELON ARIANE CHEMIN


Formidable décryptage par l'économiste et philosophe Frédéric Lordon de la pensée journalistique dominante.

"Résumé des épisodes précédents : le 24 décembre, vingt-huit danseuses du corps de ballet de l’Opéra de Paris dansent un extrait du Lac des cygnes sur le parvis de Garnier devant une foule enthousiaste, en expression de leur participation au mouvement de grève contre la loi sur les retraites. Quelques semaines plus tard, dans un article du Monde, ça donne ça :




"Résumons-nous : des artistes du corps de ballet de l’Opéra, engagés dans le mouvement social, événement en soi extraordinaire, choisissent de danser sur le parvis, mais ça ne peut pas suffire, on parlera donc d’autre chose, en l’occurrence de quelqu’un d’autre. Car il est bien entendu que ces pauvres danseuses, si elles savent lever la jambe, ont besoin qu’on leur dise où et comment : elles ont besoin, nous dit Ariane Chemin, d’être « poussées ». Par quel miracle pourraient-elles avoir une idée, et puis « se pousser » toutes seules ? Par quel miracle, plus encore, pourraient-elles avoir la maîtrise du sens politique de leurs actions ? Il fallait donc qu’il leur vînt du dehors — ici entre en scène l’agitateur, donneur de sens et tireur de ficelles. Dans le monde imaginaire du journalisme de têtes, qui ne connaît que les présidents et les premiers ministres, auxquels il s’identifie fantasmatiquement, on cherche toujours à tout prix un équivalent fonctionnel de « tête » en toute occasion et en tout domaine. Et s’il n’y en a pas, qu’à cela ne tienne, on en inventera une – puisqu’il est bien entendu qu’il en faut une, et que le monde n’a jamais marché sans. Misère du journalisme politique dégénéré, à l’intersection du potin et du complotisme-des-coulisses."

  La suite est à lire ici : https://blog.mondediplo.net/des-petits-rats-et-du-journalisme-selon-ariane

dimanche 2 février 2020

SORTIE DE "MÉDIACRITIQUES" N°34

Sortie de Médiacritiques n°34 : Réforme des retraites, violences médiatiques
Le n°34 de Médiacritiques, la revue trimestrielle d’Acrimed, va sortir de l’imprimerie. Un numéro sur la réforme des retraites, et les violences médiatiques infligées aux grévistes, avec des articles et des rubriques, des dessins de Colloghan et la Une de Faujour ! À commander sur notre boutique en ligne ou à retrouver en librairie. Et surtout, si ce n’est pas déjà fait, abonnez-vous !

                         

« Les cheminots et les agents de la RATP rançonnent la France pour la pressurer davantage », s’alarmait Franz-Olivier Giesbert dans le Figaro du 4 décembre… 1995. Vingt-quatre ans plus tard, alors que la grève fait rage contre le projet de réforme des retraites, l’orthodoxie médiatique n’a pas bougé d’un iota. Et l’on dirait même plus : les contre-réformes menées au cours des vingt dernières années ont été autant d’occasions, pour les tenants du système médiatique, d’affûter leurs harangues sur tous les tons et tous les canaux.
Ainsi, depuis le 5 décembre, éditorialistes, rédacteurs en chef et autres éminences médiatiques s’engagent à corps perdu pour défendre ce que l’économiste Élie Cohen dépeint comme «  la mère de toutes les réformes, celle qui devait concilier justice sociale, lisibilité et prévisibilité ». (29 nov.) Le (petit) périmètre du débat est balisé : la réforme est inéluctable, d’ailleurs elle est excellente (p. 3) ; les « galères » d’usagers écrasent la couverture des grèves (p. 41), en particulier dans les JT devenus, au choix, succursales de Bison futé, ou cellules de crise pour entreprises en péril (p. 13) ; les violences médiatiques se multiplient à l’encontre des grévistes en général, et de la CGT en particulier. Si les chaînes d’information en continu se mobilisent (p. 25), les radios privées sont en tête de cortège (p. 31) ; la grande presse, quant à elle, veille au bon déroulé du « dialogue social », et prodigue au prince divers conseils pour que cessent les « blocages » (p. 21), les yeux rivés sur les sondages et « l’essoufflement » tant attendu ! Et qu’importe si les oracles de comptoir sont contredits d’une heure sur l’autre : proportionnelle au niveau d’indigence, l’immunité journalistique permet à la fleur de l’éditocratie de se maintenir en poste (p. 19). De même, cet univers orwellien autorise la libre circulation des mantras les plus mensongers – « les femmes seront les grandes gagnantes », par exemple – au mépris de toute contradiction sérieuse (p. 38).
Obsédé par la « sortie de crise », le journalisme de commentaire voudrait baliser les termes du conflit, agitant certains enjeux comme le retrait de l’âge pivot (dont dépendrait le « dénouement » final) ou la suppression des « régimes spéciaux », jugée légitime et nécessaire (p. 17). Calqués sur l’agenda gouvernemental, ces choix éditoriaux dénotent un suivisme zélé de la part des grands médias qui, dans le cas de France 2, confine à la propagande (p. 9). Mais ils constituent surtout des déformations en chaîne des réalités sociales : les médias sont plus occupés à faire rentrer la mobilisation dans des cases préétablies qu’à la donner à voir dans sa diversité. Ainsi la vie des grévistes et les multiples actions – rivalisant de créativité – qu’ils entreprennent échappent-elles presque intégralement aux radars médiatiques.
C’est bien là la moindre des règles du journalisme dominant : hors des chemins balisés, point de salut ! D’un revers de main, les propositions visant à améliorer le système de retraites actuel sont écartées au prétexte qu’aucune ne serait « réaliste ». Idem pour les actions jugées « illégitimes » ou les démarches syndicales refusant le jeu en trompe-l’oeil de la « concertation ». Au cours de leurs interviews-interrogatoires, les chiens de garde ne cessent de rappeler aux opposants ce périmètre étriqué de la contestation légitime et bienséante.

Bref : cette séquence révèle une nouvelle fois le rôle politique des grands médias en temps de crise. Par leurs partis pris systématiques et leur traitement amputé de l'information, ils se font les promoteurs de la démobilisation sociale et gardiens de l'ordre dominants. Et posent, à ce titre, un problème démocratique majeur.

Ce numéro ne sera pas plus diffusé en kiosques que les précédents. Vous pourrez cependant le trouver dans quelques rares – mais d’autant plus précieuses – librairies.
 Les librairies de Lyon  où trouver Médiacritiques :

Le Bal des Ardents
17 rue Neuve 69001 Lyon

La Gryffe
5 rue Sébastien-Gryfe 69007 Lyon

Terre des Livres
86 rue de Marseille 69007 Lyon

Et surtout, abonnez-vous ! Pour cela, rendez-vous sur notre boutique en ligne ( https://boutique.acrimed.org/m%C3%A9diacritique-s-n-34.html)ou remplissez le bulletin ci-dessous et renvoyez-nous le avec un chèque. Vous pouvez également nous soutenir en adhérant à l'association  ou en faisant un don (https://boutique.acrimed.org/don-soutien)


mercredi 29 janvier 2020

samedi 25 janvier 2020

LES TRACTS D'ACRIMED A DIFFUSER PARTOUT !

A L'OCCASION DE CHAQUE MOUVEMENT SOCIAL, ACRIMED ÉDITE DES TRACTS À DIFFUSER  DANS LES MANIFESTATIONS, LES SOIRÉES MILITANTES, ASSOCIATIVES ET DANS LES RÉSEAUX SOCIAUX (VIRTUELS OU NON !) DE CHACUN.ES.

VOICI LE DERNIER EN DATE :



























RETROUVEZ LES TOUS ICI :

https://www.acrimed.org/Violences-mediatiques-en-continu-contre-les

https://www.acrimed.org/Les-chiens-de-garde-montrent-les-dents-On-ne

https://www.acrimed.org/Le-mepris-des-medias-une-raison-de-plus-pour-se

A VOIR : DEUX CONTRE-FEUX CONTRE LE JOURNALISME DE PRÉFECTURE


1. Le nouveau webmedia "Quartier libre" propose sur sa page Facebook, un excellent montage vidéo qui donne la mesure de la réalité de la fusion des luttes dans tous les secteurs professionnels contre le projet de réforme des retraites, une réalité bien souvent euphémisée quand elle n'est pas totalement occultée par les médias dominants !

https://www.facebook.com/quartiergeneralmedia/videos/620885918645740/UzpfSTEwMDAxMzUxOTE3ODI2Njo4NjQ4MDU4NDA2NDY3MTQ/

 2. « Médias : les quartiers vous regardent » est un projet documentaire réalisé par un collectif de journalistes indépendant·e·s et produit par les collectifs OEIL et La Friche. Composé d’une web-série et d’un cycle d’éducation aux médias, il explore le traitement médiatique des quartiers populaires et le fossé qui s’est créé entre les « périphéries » et les journalistes. Cinq épisodes vidéo donnent la parole à des quartiers de toute la France pour amorcer une réflexion collective sur les solutions à mettre en place pour améliorer nos pratiques journalistiques. 

Tous les épisodes sont visionnables sur ce lien : http://www.fumigene.org/2019/10/28/medias-les-quartiers-vous-regardent-serie-documentaire/?fbclid=IwAR1gcIXNSPlGIIbHiLhAcHanAbvi9xdAtS4GUeIgnp95dC-0kkE6PYr0JFw





UNE MEUTE MÉDIATIQUE AU GARDE À VOUS !

EN PRÉLUDE À LA MOBILISATION SOCIALE DU 24 JANVIER, IL FALLAIT AU MOINS CE NIVEAU D'OBSÉQUIOSITÉ DES MÉDIAS DOMINANTS À L'ÉGARD DU GOUVERNEMENT  POUR RELAYER SA COMMUNICATION OFFICIELLE... !!



"HOMMAGE AUX JOURNALISTES NON-MILITANTS DE BFMTV ET LCI" : UNE CHRONIQUE DE SAMUEL GONTHIER


"Après le coup d’éclat de Taha Bouhafs, “journaliste militant” accusé d’avoir signalé la présence d'Emmanuel Macron dans un théâtre, le journalisme non-militant a repris ses droits sur les chaînes info. Pour condamner les actions terroristes de syndicalistes radicalisés et vanter les réformes d’un gouvernement dépolitisé."


Une salutaire chronique de Samuel Gonthier dans sa rubrique "Ma vie au poste"
à retrouver dans son intégralité ici : 
 https://www.telerama.fr/television/hommage-aux-journalistes-non-militants-de-bfmtv-et-lci,n6594570.php







dimanche 19 janvier 2020

GARDE À VUE ABUSIVE DU JOURNALISTE TAHA BOUHAFS : UN COMMUNIQUÉ COLLECTIF

Acrimed cosigne un communiqué collectif initié par Reporters en colère (REC), suite au placement en garde à vue du journaliste Taha Bouhafs.